« Le monde se trouve aujourd'hui en période de crise climatique et de crise financière. Cela peut donner à l'Europe la possibilité de développer son économie. Les discussions d’aujourd'hui vont servir de tremplin à ce processus afin de créer de nouveaux emplois et d’augmenter la croissance en Europe au sein de la Stratégie de Lisbonne. La Présidence espagnole va poursuivre ce travail au cours du printemps prochain, mais je pense que les discussions d'aujourd'hui peuvent servir de tremplin à ce travail » a expliqué Maud Olofsson lors du point de presse final.
Maud Olofsson et ses collègues ont insisté aujourd'hui sur la nécessité pour l'Europe de s'orienter le plus rapidement possible vers une économie éco-performante. Cela signifie que les industries soient durables et respectueuses de l’environnement et que le marché de l’emploi ne grandisse pas sans prendre en compte le changement climatique. Il faut améliorer la compétitivité de manière climatiquement intelligente. Pendant la réunion plusieurs exemples de façons éco-performantes de travailler dans différents pays membres, ont été mentionnées.
Le partenariat entre le secteur privé et le secteur public est la clef de voûte
Pour pouvoir atteindre l'objectif d'un futur éco-performant en Europe, il est nécessaire de coopérer avec les industries au sein d’un partenariat privé/public. Les ministres étaient d’accord sur ce point, tout comme les représentants des entreprises présents à la réunion et qui ont pris part aux discussions. Volvo et DHL ont notamment parlé de leurs efforts dans le domaine de l'efficacité énergétique. Maud Olofsson a insisté sur le fait qu’il y a un consensus entre le monde politique et économique autour de la coopération pour que l’Europe puisse faire le premier vers un futur éco-performant.
Il reste sept semaines avant la Conférence des Nations Unies sur le changement climatique à Copenhague, et Maud Olofsson a constaté que l'Europe oeuvre activement pour parvenir à la mise en place d’un accord sur le climat. Mais les industriels font de même puisqu'ils, d'après Olofsson, souhaitent avoir des règles du jeu mondiales pour un marché mondial.
« Nous savons qu’il y a beaucoup à gagner en développant l’économie dans ce sens. La politique crée les règles du jeu, mais ce sont aux entreprises de faire les investissements et de faire avancer l’économie plus avant » a expliqué Maud Olofsson.
Le futur doit être vert
Le vice-Président de la Commission européenne, Günther Verheugen, a également participé à la réunion. Il a insisté sur le fait que l’économie européenne doit être basée sur le savoir et doit être respectueuse de l’environnement.
« Le futur de l’industrie européenne, ou plutôt de l’économie européenne est vert. Sinon, il n’y a pas de futur » a-t-il ajouté.
« Cette réunion a montré que l’Europe a de bonnes fondations pour pouvoir se reconvertir vers une économie éco-performante, mais de nombreuses mesures sont nécessaires pour que cela devienne réalité » a terminé Maud Olofsson.


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